Vélo Apéro Dodo

En vélo, en hamac

Ce matin, départ à la même heure que d'habitude, après un peu de tchatche avec l'autre cyclo-voyageur. On commence à sortir de Tonnay pour traverser la Charente.

pont

Puis l'on emprunte un chemin qui alterne entre sous-bois et les marais de Brouages. On y voit des vaches aux milieux des roseaux, beaucoup de cyclo-voyageurs, des canaux.

Les marais

Le sous bois

Vers 11h, on arrive à la bifurcation éventuelle pour l'île d'Oléron. On hésite, surtout moi, car il y a beaucoup de voitures qui transitent et pas de piste cyclable apparente. Finalement, on trouve un chemin pour aller tranquillement jusqu'à Bourcefranc et puis à traverser l'immense Viaduc d'Oléron sur la bande cyclable. C'est très, très beau. Il y a une vue magnifique, et ça dure exactement 7 minutes 55 secondes. Après quoi, on s'arrête sur une aire de pique-nique pour déjeuner, face à l'océan et le fort Louvois.

pique-nique

On avait alors fait 40 km. On part pour visiter un peu l'île, aux nombreuses pistes cyclables. Mais d'abord, toilettes ! Ce qui est chouette, c'est que la recherche de WC nous fait passer les cabanes a huîtres et nous fait voir de beaux paysages.

cabanes

bateau

Les toilettes Les toilettes en question. Elles sont répertoriées sur Openstreetmaps, ce qui est fort pratique.

On remonte ensuite un peu, en passant par le Grand Village et en empruntant la piste touristique. J'avais envie d'aller à la plage, mais manque de bol on arrive à un endroit peu commode pour se baigner.

La plage

Il faisait alors plus de 37 degrés, et comme on mourait de chaud, on rebrousse chemin et on part en direction du Domaine de Chauvillière chez Yannick, un Warmshower qui ne pouvait être là ce soir mais qui nous prête trois arbres de son immense domaine.

Le chemin pour s'y rendre est au soleil, le vent de face entre les champs de tournesol. C'est un peu dur je l'avoue. Arrivés au domaine après 100km, nous sommes très bien accueillis, on prend une douche et les parents de Yannick nous invitent à boire une bouteille de blanc de leur conception. Ils nous expliquent leur métier, les risques, le gel, la grêle, la sécheresse. On apprend plein de choses!

Finalement, on mange notre semoule et on file dans nos hamacs pour ne pas se faire dévorer par les moustiques !

À demain :)

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

Journée du mercredi 10 août

On se réveille à 7h alors que toute la ferme est déjà au travail. Les moustiques nous ont tourné autour toute la nuit mais grâce à nos supers moustiquaires, nous n'avons pas été piqués. On petit-dejeune tranquillement au soleil nos Wasa fibres agrémentées de beurre de cacahuète. Avant de partir, on retrouve Yannick qui nous montre sa magnifique Tiny House dans laquelle il projette d'habiter sous peu. C'est inspirant, et ça donne des idées pour aménager les petits espaces !

On commence alors la route sur les Chemins de la Seudre. On suit les panneaux aux petites mouettes bleues dans les marais bien secs, à la chaussée horriblement défoncés. Franchement avec les vélos chargés c'était difficilement praticable, mais très joli.

Le chemin de la Seudre

selfi

Après 30 km à une allure peu rapide, on arrive à Marennes où l'on rejoint la Vélodyssée. Mais avant, petit saut au Leclerc. Il commençait à faire assez chaud, et heureusement on arrive rapidement dans la forêt domaniale de la Courbe.

foret

Il y fait un peu moins chaud, la chaussée est en parfait état, on en profite pour déjeuner sur un banc à l'ombre.

On repart, toujours dans cette forêt bordée par les plages nudistes. Au bout d'une heure, on n'avait plus d'eau et ça commençait à se faite gravement ressentir. On voit alors, tel un mirage, une guinguette sur le bas-côté vendant des boissons fraîches. Louise avale deux icetea consécutifs, moi un et un litre d'eau.

Quelques kilomètres plus tard, on s'arrête au très beau phare de la Courbe pour y remplir nos gourdes. On est tellement absorbé par ce problème d'eau qu'on oublie de faire des photos de cet endroit. Mais on rencontre Marion, elle a notre âge et fait Nantes – Hendaye en solo pour la première fois. On papote, et on se rend compte qu'elle habite elle aussi à Lyon, et qu'elle se rend souvent juste en bas de chez nous. On échange nos numéros, et l'on se promet d'aller boire un verre.

La suite se déroule le long de la mer, souvent en hauteur. C'est très beau, et même s'il y a du monde, ça se passe bien.

à velo

On passe La Palmyre et on arrive à Saint-Palais-sur-Mer, où une tante de ma mère, Lucette, possède une maison de vacances. On va d'abord faire un plouf, enfin surtout moi, et on va boire un mojito chez Bob, au bord de l'eau. Après 78km, c'est bien mérité !

Au bar

On est ensuite accueilli par Fred, la cousine de ma mère, qui vit près d'ici. Ma tante Marie (à distance) et elle nous invitent chez Bob manger un très bon burger. Il faisait un peu chaud, alors Fred s'est versé un verre d'eau sur la tête.

Une fois rentré à la maison, on papote dans le jardin, j'entends la lessive, je casse un cadre, et on sombre dans un doux sommeil.

La trace du jour :

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Journée du jeudi 11 août.

Comme tous les matins, on décolle à 9h. On reprend la route et a 9h50, on arrive dans la Baie de Royan, à l'embouchure de la Gironde. On quitte la Vélodyssée pour pour le Canal des deux mers qui nous emmènera jusqu'à Bordeaux. La Vélodyssée quant à elle, prend le bac pour la pointe de Grave et file vers le sud jusqu'à Hendaye.

plage de Royan

again

carrelets

On traverse alors le Grand Marais avec de grand marécages, et ces jolis carrelets.

carrelets

marécages

On arrive à Talmont-sur-Girdonde, un des plus beaux villages de France où l'on ne peut malheureusement pas entrer puisque c'est interdit aux vélos. Dommage.

Remonter l'estuaire de la Gironde nous emmène alors dans de magnifiques coteaux escarpés habillé de belles vignes. Ça grimpe sec, parfois 18 à 20% alors on souffre mais on aime.

coteaux

On passe par Chenac, après quoi on fait une descente monumentale où je bas mon record de vitesse avec 54 km/h.

une descente

On arrive alors sur un chemin monotrace en descente vraiment raide, et comme sur le panneau il est indiqué “attention anarque prendre la route”, on écoute sagement. On redescend au niveau de la mer, et l'on arrive à Mortagne-sur-Gironde.

à l'entrée

On décide de pique-niquer dans ce joli port. Louise va m'attendre à une table, et moi je pars à la boulangerie qui est 50 mètres en hauteur plus haut. La montée était vraiment, vraiment raide. Arrivé à la boulangerie, elle est complètement vide. Dessus, je repars bredouille et on déjeune notre petite semoule.

La route de cette après-midi est plus calme. On emprunte des grandes routes droites vides, on passe par de très jolis endroits comme la Grande d'Allouet et le port de Vitronzay. Il fait incroyablement chaud, alors on s'y arrête pour se mouiller la tête et remplir nos gourdes dont l'eau est déjà chaude. Étonnement, cela me dégoûtait avant, mais quand on n'a plus le choix...

Enfin vers 17h et après 88km, on arrive dans le camping municipal de Braud-et-Saint-Louis qui sera notre dernier camping du voyage. Aujourd'hui était une de mes étapes favorites du voyage.

Demain, c'est déjà la dernière étape.

Gros bisous à toutes et à tous ❤

Au camping

La trace du jour :

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Journée du 12 août.

Ce matin, réveil 6h30 pour pédaler le matin uniquement. On sait que l'on a une soixantaine de kilomètres seulement à faire, donc autant ne pas pédaler sous la chaleur de l'après-midi.

Nous partons alors à 7h50 du camping à toute allure, car nous souhaitons prendre le bac (sorte de ferry effectuant la traversée d'un fleuve) à Blaye où il faut se présenter une demie heure avant. Alors on roule nos 17 kilomètres à toute vitesse, principalement sur de la départementale pour être à l'heure. On arrive à 8h34 exactement, et finalement le ferry n'est pas parti avant 9h15. Alors en attendant, vous vous en doutez, on (surtout moi je dois le reconnaître) papote avec une couple de cyclo-touristes suisses, ça tchatche vélo et voyages, fin bref comme d'habitude.

Le bac

Le bac2

Le bac3

Les mouettes

Arrivés au port de Lamarque, on reprend le Canal des Deux Mers qui nous fait alors traverser les vignes bordelaise, où de célèbres domaines se succèdent.

nous

La route

On rejoint alors la banlieue de Bordeaux et l'on commence à suivre cette direction, chère à mon cœur.

La capitale

Chemin faisant on croise Arthur en vélo qui se fait gronder par son père car il ne s'arrête pas au stop, puis la ligne verte au bout de laquelle nous attendent de jolis escaliers. Youpi!

La ligne verte

Les escaliers

On finit alors par arriver à Bordeaux, sur les quais de la Garonne que l'on remonte jusqu'à Saint-Michel, un de nos quartiers favoris de la ville. On trouve, rue Camille Sauvageau, une chouette cantine italienne nommée Bandino qui nous régalera plus qu'il n'en faut avec ses focaccia et mozzarella divinement bonnes.

Le plat

Louise

L'après-midi, on tournicotte dans la ville, on mange une glace pour Simon, on cherche des espadrilles pour Louise, on fait la sieste dans un square et puis on file chez Nicole et Jean-François, un couple de Warmshower qui nous héberge ce soir. On arrive chez eux après 84 km dans la journée.

On est alors accueilli chaleureusement dans une très jolie maison. On prend la douche, et l'on papote autour d'un pulco. Ils nous racontent leurs voyages à vélo, la Patagonie, l'Islande, Bordeaux – Istanbul, et d'autres qui nous font tous rêver et nous donnent de nouvelles idées. Ce premier voyage n'est définitivement pas le dernier, mais le début, enfin j'espère.

Pour fêter notre arrivée, on va dîner dans un restaurant péruvien, le Tupaq. On y mange du mulet noir, de merveilleux calamars et on boit la meilleure margarita de notre vie!

On rentre ensuite chez “JF et N”, on discute encore un peu puis l'on sombre dans un profond sommeil...

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

Journée du 13 août.

On se réveille après une bonne nuit de sommeil, et comme nous n'avons qu'une vingtaine de kilomètres à faire ce matin, on papote encore un peu avec Nicole et Jean-François. Vers 11h, on leur dit au revoir, on roule jusqu'au monoprix et on pique-nique dans un parc.

Le trajet fut très tranquille, mis à part cette montée raide de 20% sur quelques mètres qui nous donne un gros coup de chaud. Sinon, on sillonne à nouveau les coteaux emblématiques, dont le fameux...

château lafitte

Ça nous donne l'eau à la bouche, on est content d'aller au mariage de Louise et Antoine, deux amateurs de vin et de mets délicats.

Sur les coups de 15h, on arrive au Domaine de la Badine, lieu du mariage, notre destination finale. On regarde les kilomètres depuis la maison. 2048. On est heureux.

nous

On prend la douche, et Marie-Odile, la grande-tante de la mariée qui elle est venue en camping-car, nous invite à boire le café chez elle. Une rencontre qui est dans le digne prolongement du voyage.

On ne se rend pas bien compte que c'est finit. Ce beau voyage est conclu par le magnifique mariage de Louise, l'amie de Louise. On y revoit plein de gens qu'elle affectionne, on s'embrasse, on rit, on boit, et on mange, entre autres,... de la semoule. Bien évidemment, dans un tajine succulent, pas notre semoule du voyage hein!

Louise et Antoine

Je vous écris du train du retour, celui qui nous ramène à la maison, après que Véronique, la mère de Louise, nous ai aidé à traverser la diagonale du vide en voiture.

Ce voyage n'est que le premier, soyez-en certains. Nous avons plein de projets, de rêve et d'imagination. Ce n'est que le premier mais il a déjà fait beaucoup. Aujourd'hui, je n'angoisse plus à l'idée de ne pas savoir où je vais dormir le soir, de camper dehors, d'aller chez des gens que je ne connais pas, d'avoir chaud sur le vélo, de ne manger que du thon et de la semoule, d'être cracra.

Encore merci à toutes et à tous de nous avoir suivis, encouragés, accueillis, félicités, ça nous a vraiment fait chaud au cœur.

À bientôt sur les routes,

Simon et Louise Toutes les photos ici