Vélo Apéro Dodo

En vélo, en hamac

Toujours à la guinguette, Louise et moi mangeons quelques frites super bonnes au bord du fleuve et on écoute la musique. À un moment, je reçois un message d'Inès qui me demande si c'est nous dans le hamac. C'est le début d'une soirée très sympa, on boit un demi, on papote vélo et elle nous raconte ses voyages un peu fous en Espagne, on parle de son père et de sa vélomobile.

velomobile

Puis l'on est rejoint par son frère et après par Steph et Élo, des amis de ses parents. Ils nous invitent chez eux pour le petit-déjeuner le lendemain matin, et nous disent au passage “ah au fait vous êtes au courant pour les lions?”

Euh. Quoi? Oui ben en fait de l'autre côté de la Loire il y a un éleveur de lions, dont ceux de Fort Boyard, et la nuit on les entend rugir. Si on ne sait pas ça peut étonner. Ah bah oui tu m'étonnes.

On finit cette douce soirée d'été pas trop tard, Inès volait en planneur le lendemain et nous on avait une grosse journée qui nous attendait. Seulement problème, le spot de bivouac qu'on avait trouvé ne passe pas pour les hamacs. Heureusement, on avait un plan B.

Le lendemain matin, on se réveille avec les montgolfières qui commencent leur journée. On plie le camp et on file chez Steph et Élo qui nous offre le café, les croissants et quelques délicieuses tomates du jardin. Élo si tu lis ceci, elles étaient vraiment très bonnes, merci encore.

Commence ensuite une grosse journée, puisqu'on avait prévu d'aller jusqu'à Nantes, 99km selon le routard.

en chemin Sur la Loire à Vélo

La Loire

Pierre Becherelle La pierre Bécherelle, un rocher monolithe qui a servi comme péage à XVeme siecle, puis comme bloc d'escalade aujourd'hui.

En chemin, sur les conseils de Steph, on fait un petit détour par l'île de Béluard. Et on a franchement bien fait. C'est un petit village hors du temps, un havre paisible, piéton, où l'on trouve un resto qui a l'air très bon et un café qui est ouvert en fonction du temps. Un petit gîte très mignon peut vous accueillir. Si vous cherchez le calme, c'est un très bon endroit.

une rue La rue principale

l'église

une autre église

Nous continuons ensuite notre route pour arriver très rapidement à la Savennières, une autre “cité de caractère” où il fait bon vivre.

savonnières

Le coin est vraiment très joli. On pédale encore un petit peu, on passe par la Possonière et sa petite guinguette

guinguette

Et on arrive sur l'île de Chalonnes qu'on traversera de bout en bout pendant bien 15 kilomètres. On y achète un excellent melon dans un grand hangar, et on dit bonjour à tous ces cyclistes que l'on croise.

À partir de là il n'y a plus eu grand chose à voir pendant quelques temps. On roule sur la levée et on traverse quelques fois la Loire, qui continue de s'élargir et de changer.

La Loire

un pêcheur

Alors on écoute Fip au bord de l'eau, on papote, on se dit que ces baigneurs ohlala ils ne connaissent pas les culs de grève qui peuvent les emporter, on remplit nos gourdes parce qu'il fait très chaud, on regarde la distance qui nous reste à parcourir jusqu'à Nantes. Même quand c'est tout droit, c'est toujours sympa.

On arrive à Nantes après 122 kilomètres, on est tout crados et exténués. Aurélien, le Warmshower qui nous accueille ce soir est super sympa. On se douche, il nous offre une bière, on fait même une machine c'est jour de fête. On va dîner dans une des meilleures crêperies de Nantes, car oui mes ami·e·s, Nantes se revendique bretonne. Aurélien nous apprend qu'il fait de l'ultimate (du fresbee), et l'on part marcher dans la ville. Il nous montre les Machines de l'île avec ce grand éléphant magnifique, le voyage à Nantes qui expose plein d'artiste dans toute la ville, cette grue jaune du passé gardée là, le hangar à bananes et ce long quais aux anneaux rouges, verts et bleus. On est éblouis par les couleurs et la richesse de cette ville. On s'endort comme des ours, avec de beaux souvenirs.

Ce matin au réveil, Aurélien nous a préparé un petit-déjeuner d'enfer, et je me dis encore que c'était une super rencontre. Honnêtement, je ne comprenais pas vraiment avant de partir pourquoi les gens voudraient accueillir d'autres gens gratuitement chez eux, s'ils n'avaient pas peur, si ce n'était pas trop embêtant. J'ai réalisé qu'en tous cas, quand soi-même on cherche un endroit où dormir le soir et que l'on arrive chez Julia et Naim, Romain ou Aurélien, on est super content et soulagé. Ce fut un plaisir à chaque fois. Et maintenant je me dis que j'aimerai bien être hôte à la fin du voyage.

Après les au revoir à bientôt tu sais où nous trouver si tu viens à Lyon, on part visiter la ville de jour. On passe par le passage Pommeraye

passage

l'autre cote

Le marché de Talensac où l'on achète quelques victuailles que nous allons manger au jardin des Plantes.

Au jardin

Après un bon repas et une petite sieste sur le banc, une petite dame vient taper la causette, et moi comme j'aime bien ça, la conversation va de bon train. Ah oui vous venez d'où, ohlala de lyon mais c'est génial, ah moi depuis le covid j'ai mal de partout, en plus je suis en maison de retraite et c'est vraiment pas bien là-bas, quel âge vous me donner d'ailleurs hein?

On pédale ensuite vers l'île, et la promenade dans la ville est ô combien agréable. Il faut savoir que Nantes est classée seconde ville la plus cyclable de France, et ça se ressent vraiment. On est partout en sécurité et confortable.

On passe par les anneaux

anneaux

La grue jaune

grue

Et puis on va se poser pour l'après-midi sur l'île Forget avec la célèbre Station Nuage, lieu d'événements estivals super chouette.

station nuage

Et c'est d'ici que je vous écris, en attendant d'aller dormir chez Jean-Paul qui nous accueille ce soir. Demain, nous partons vers l'estuaire de la Loire. Nous quittons ainsi la Loire à Vélo pour emprunter la dernière voie de notre périple, la Vélodyssée. Il nous reste environ une dizaine d'étapes avant Bordeaux, avant le mariage.

Voilà, j'espère que tout le monde va bien, et surtout que je vous verrai bientôt ! Des bisous.

La trace du jour (enfin d'hier) :

Simon et Louise Toutes les photos ici

La fine pluie a réveillé Louise au petit jour, à 6h45 exactement. Ce n'est pas plus mal, comme ça au moins on peut profiter. On plie le camp, on boit le café et on part à 8h25. D'autres diront que nous ne sommes pas très efficaces, et malheureusement je dois leur donner raison.

louise

Nous partons donc, et ce matin le chemin était particulièrement beau. On traverse forêt, petits villages, c'est beau.

forêt seche

On passe par Saumur, très belle ville, très bon vin que nous ne goûterons pas tout de suite car il est 8h41.

saumur

9h40. On a fait 14 kilomètres, on boit un coup et là...

mille bornes

Mille kilomètres depuis la maison. On est vraiment en train de faire ce voyage à vélo, et on en est à plus de la moitié.

Vers 10h, on arrive à Chênehutte où se trouve l'Idiot, un tiers-lieu associatif qui abrite librairie, exposition et café. On zieute les bouquins, et estomaqués, on remarque que notre bibliothèque y est. On y boit un chocolat chaud pour moi, et un allongé pour Louise.

idiot1

idiot2

À nouveau, on papote vélo avec les gérants, très sympa, et on file. Pour se souvenir de ce lieu c'est très simple, il suffit de voir ces méduses originales :

meduse

Chemin faisant, nous achetons des melons ici

melons

Et c'est bête, mais ça m'émeut beaucoup. Il y a des gens qui prennent encore ce genre d'initiatives super chouettes. Juste après, on arrive à l'aire d'arrêt principale de Gennes. Un site historique réhabilité en lieu d'accueil pour les cyclistes. Au rez-de-chaussée se trouvent le nécessaire pour le vélo

outils

Des tables, des toilettes et des douches dans un état impeccable.

site

On déjeune ensuite à Saint-Rémy-en-Varennes, rive gauche, puis l'on traverse pour rejoindre Saint-Mathurin-sur-Loire rive droite. Sur le pont s'opère un changement net: on aperçoit à droite un bleu pâle, la Loire telle qu'on l'avait connue jusqu'alors; tandis qu'à gauche c'est un bleu marine et une ville proche où l'on commence à distinguer la proximité avec l'atlantique.

bleu

Vers 14h, on arrive à la guinguette de La Daguenière, un peu avant Angers. Inès, une Warmshower contactée plus tôt nous dit qu'elle y passera la soirée car un concert a lieu. On va pour repérer un lieu de bivouac, c'est parfait.

Comme il est encore tôt, on part visiter Angers, en passant par l'immense et très beau parc de l'Ardoieserie.

embarquadere

parc

Arrivés à Angers, on fait un petit tour pour trouver un endroit où se poser une petite heure mais il y a beaucoup de monde, on n'arrive pas à trouver un lieu sympa en dehors de la zone touristique. On abandonne, on repart donc pour la guinguette. On a bien fait, parce qu'on y est vraiment mieux !

guinguette

84km pour aujourd'hui, ce qui est suffisant. Nous allons donc pique-niquer au bord de la Loire, regarder ce concert et peut-être boire un verre avec Inès, puis dodo parce qu'on est claqués!!

nous

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

Ce matin levé 6h45 avec Romain, après un superbe nuit de sommeil. Après le petit-déjeuner, on squatte son jardin pour charger les vélos, et on part direction Saumur.

6km après être parti, on se dit que c'est quand même dommage de ne pas avoir vraiment visité Tours... On ne va pas tourner autour du pot, on a fait demi-tour pour retourner à Tours sans détours, acheter un saucisson au Saint Maure de Touraine, et jouer les touristes.

Café-croissant place du Grand Marché, Louise va aux Halles pour le déjeuner, rapide baroude dans la ville, et appel à Mémé Jacqueline la Grande car c'est son anniversaire.

Au café

place

On rejoint ensuite la Loire à Vélo à la cathédrale, direction Saumur.

à velo

Louise devant, on roule à vive allure. On dépasse quelque personnes, et l'on voit deux vététistes à l'horizon. On les dépasse, étonnés ils nous disent “ah mais vous avez un électrique non?” Non non, “ah ouais?? C'est parti!”

C'est la rencontre avec Noa et Aélian, deux jeunes judokas en Éspoir qui nous escorterons pendant 30 kilomètres, jusqu'à Langeais. 27 de moyenne, ils sont très sympa, on papote, et on arrive pour le déjeuner au Château de Langeais sans même s'en rendre compte. Une jolie rencontre.

On apprend au passage que l'on aurait pu voir le château de Chenonceau si on avait traversé le cher. Tant pis!

Les deux

On mange notre plat préféré, la semoule cuisson lente avec un bout de jambonneau pané, un régale vous dis-je.

notre repas

On boit un café au pieds de l'édifice, et on file. L'après-midi aussi on maintient une bonne allure. On traverse surtout de très beaux endroits, comme Bréhémont.

brehemont

Vers 16h, après 80km, on se dit qu'on aimerait bien se poser. On trouve alors un endroit charmant, le Bivouac de Vienne, au bord de la rivière.

Charmant mais on ne sent pas à notre place. Déjà on ne trouve pas de place pour les hamacs, le site est vraiment petit, et ça a l'air d'être un camp de hippies. Pas notre ambiance. On va pour régler les deux demis que l'on avait bu mais il ne prennent pas la carte, la gérante un peu stone nous dit qu'on peu troquer une de nos affaires ou lui mettre de côté une bouteille de vin chez le caviste de la prochaine ville en échange. Bon.

On continue à rouler direction Dampierre où j'ai repéré un spot de bivouac. En chemin, on traverse Candes-Saint-Martin, Montsoreau, Turquant, Parnay, des villages de toute beauté fait de troglodytes et de petits artisans très sympa. Une très belle promenade.

Louise boit

Parnay

Après 105 kilomètres, exténués, nous arrivons à l'aire de camping-car de Dampierre-sur-Loire, où un chic type nous dit que c'est gratuit pour les vélos, qu'ils ont mis des petits plots là et là pour délimiter l'emplacement pour les cyclistes, les toilettes sont là-bas et la douche juste ici. S'en suit une petite discussion sur les vignes, monsieur en possède un peu, il nous conseille.

Nous dînons ensuite au restaurant juste en face, sans prétention mais très mignon. On mange des accras, des frites et on boit du rosé, la belle vie quoi. On tchatche un peu avec la patronne qui nous dit qu'elle est épatée par nos kilomètres du jour.

Au restau

Fin de journée, au dodo! Demain direction Angers, une plus petite étape normalement.

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

La journée d'hier s'est terminée à 23h, ce qui explique pourquoi je ne vous la raconte qu'aujourd'hui...

9h13. On est sur le départ, on règle une énième fois la béquille de Louise qui ne fait que se barrer. On choisit de faire une échappée à Chenonceau. La route est magnifique, on alterne entre forêt, village, vignes et champs.

tournesols et forêt Tournesols, forêt et panneau

nous

Arrivés à Chenonceau, c'est la déception. On a fait 30 kilomètres de détour et de sacrés beaux dénivelés pour arriver devant un mur de vigiles, gendarmerie, laissez vos vélos sans surveillance ici s'il-vous-plaît et réservez un créneaux horaire de visite sur internet et payez 15€ par tête de pipe pour visiter le château. Bref, tout ce que l'on a vu du château, car il était caché par les arbres, c'est ça:

panneau

simon

Nous repartons sur les routes direction cette fois Montlouis-sur-Loire. On fait un peu de départementale chargée, mais on arrive tranquillement au Domaine de la Bourdaisière. Retenez bien ce nom, c'est important pour la suite.

Nous garons nos vélos en bas du domaine, au parking couvert prévu à cet effet. Un petite table de bois à côté permet de se vider les poches, pratique et bien pensée.

Nous montons ensuite vers la réception de l'hôtel, où nous n'irons pas dormir, à grand regret.

La montée

En chemin nous croisons cette chapelle attendrissante.

La chapelle

Nous nous acquittons du billet d'entrée auprès du gentil monsieur distingué. Une exposition “Dessine-moi ta planète” du Petit Prince est à voir sur le site. Mais ce n'est pas pour cela que nous sommes venus. Pourquoi donc alors, me diriez-vous, tant de suspens?

Eh bien, c'est parce que cet endroit est vraiment, vraiment incroyable. Les toilettes donnent le ton: parfaites. Nous arrivons ensuite à l'essentiel: un riche monsieur, dénommé Louis Albert de Broglie a acheté ce domaine en 1991 pour le restaurer et y exercer sa passion : les tomates.

Dans ce Conservatoire National de la Tomate, le Prince Jardinier cultive plus de 700 espèces de tomates différentes, de manière biologique, dans une ambiance calme, verte et magnifique.

écriteau

Cette ambiance, indescriptible par la photo, m'a séduit. Même marcher dans le gazon a un aspect particulier. Tous ces plants, toutes ces fleurs, ces légumes, vous ravissent le cœur et vous ouvre l'appétit.

plants

Louise

Nous arrivons à la meilleure partie. Ces fruits et légumes ne sont pas destinés à la vente, mais au bar a tomates situé dans le Jardin des Dahlias -plus de 400 variétés- jouxtant le potager.

Jus de tomate, bière à la tomate, salade de tomate, quiche aux légumes et fondant au chocolat. Qu'attendez-vous de plus au paradis ?

bar à tomates

Inutile de préciser que ce fut les meilleures tomates que je n'avais jamais mangées de ma vie (désolé papa).

Domaine de la Bourdaisière, je reviendrais.

le potager

On dirait que ça appartient à quelqu'un de super riche avec plein de bonnes idées. Louise

Après cet parenthèse magique, on file vers Vouvray, où l'on visite le Musée de la Vigne et du Vin. Tous, absolument tous les outils viticole et vinicole s'y trouvent. C'est un peu la pagaille et rigolo. À la sortie, une dégustation nous attend. Trois verre de délicieux Château de Montcontour plus tard, le vélo se fait moins facile. Une petite pensée pour Sophia et Stéphanie, fines amatrices de Vouvray, elles auraient surtout apprécié la dernière partie.

La cave

Le vin

17h. On voudrait dormir à Tours pour pouvoir visiter un peu le lendemain, alors on contact Romain sur Warmshower qui accepte généreusement de nous héberger pour la nuit. Romain si tu lis ceci, encore merci. On a passé une super soirée à discuter et manger dans son jardin, tellement que nous nous sommes couchés à 23h, ce qui après 80km de vélo est très tard pour nous.

La trace du jour:

Simon et Louise Toutes les photos ici

Il y a quelques jours sur Fip, la présentatrice parlait du festival international des Jardins, à Chaumont-sur-Loire. Après un concours, 26 artistes paysagistes ont été sélectionnés pour créer une œuvre unique, le Jardin Idéal, au cœur du parc du château de Chaumont. Lorsque l'on a entendu ça, on s'est promis d'y aller.

Alors comme ce matin on était à 60km de Chaumont, on s'est dit que c'était le bon jour. On avait prévu de faire la visite demain mais bon, comme d'habitude on a trop pédalé et on y était cette après-midi.

Le long des chemins aux revêtements bien différents (pierre, terre, sable, bitume, asphalte, pavés, ne partez pas avec un vélo de route), nous avons traversé des coins très charmant comme

La Loire

Mais aussi

un pont

Et puis rapidement nous arrivons à Blois. Toujours en avance sur le planing, on fait une petite grimpette aux jardins de l'Évêché avec une splendide vue où se croisent la roseraie, la cathédrale Saint Louis, les habitations et la Loire.

roseraie

Blois

S'en suit une descente abrupte dans les ruelles du faubourg pour rejoindre les quais plus passant, on est bien contents d'avoir des freins à disque hydrauliques.

En contrebas

On fait un tour à la supérette, et on sort de Blois pour pique-niquer un peu plus loin, au calme. Après manger, une vingtaine de kilomètres et on arrive au camping municipal de Chaumont-sur-Loire, où l'on paie 10€ pour la nuit et on se place où on veut. Les campings sont vraiment accueillants ici.

On s'est mis juste au bord du fleuve, au fond du camping, bien au calme.

hamac

Les Jardins

Nous nous rendons ensuite au domaine du Château, après s'être acquittés du billet d'entrée. Il y avait beaucoup de monde, mais c'était vraiment très, très beau. Je vous le recommande chaudement.

si près

brume

Ces petits jardins, havre de paix ou bien réclame pour la nature, offrent des couleurs et des ambiances incroyables. Allez-y.

En sortant du domaine, on trouve cette mignonne guinguette où nous buvons notre demi et mangeons un saucissons avant de retourner au camping pour dîner (là c'était le goûter).

apero

Voilà, la journée se termine, moi je vous écris et Louise bouquine, et ça donne ça :

ce soir

On s'est rendu compte que si on ne ralentissait pas, on allait arriver une semaine en avance à Bordeaux. On a décidé de visiter un peu plus de trucs et notamment demain, le fameux... vous verrez bien 😉

Bisouuuuuuuus

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

On est reparti ! Aujourd'hui on a pas mal pédalé avec 112 kilomètres au compteur. Une longue étape que je vous raconte juste après...

La semaine de repos

Franchement ça faisait du bien, on a pu notamment visiter le Parc Floral de la Source à Orléans.

parc

C'est un parc dans le lieu-dit Le Bouillon, où se trouve la source du Loiret. En cette saison on y a vu (et senti !) beaucoup de roses, mais aussi cette jolie fleur

fleur1

Et ces jolis animaux

Louise et mahaut

On a pu surtout, et je vous le conseillerai rien que pour cela, visiter la serre aux papillons. C'est un endroit où l'on se sent comme la belle au bois dormant, moi j'adore.

papillon1

papillon2

L'étape

Amis et amies lectrices, voici donc l'étape du jour. Nous sommes parti vers 8h30 de ce village solognote pour rejoindre le bord de Loire à Sully.

pont Le pont du Sully, réservé au piétons et bicyclettes

Se lève alors une jolie brise Ouest – Sud-ouest que nous aurons de face jusqu'à l'arrivée. Ça risque d'être comme ça jusqu'à l'océan.

Faisant fi du vent nous continuons sur les levées de la Loire – sorte de digues – jusqu'à Darvoy, où une déviation à lieu.

Pour celles et ceux qui ne sont pas familiers avec ce genre de bazard, les déviations à vélo c'est, les trois-quart du temps, laborieux et surtout dangeureux. Mairie de Darvoy si vous me lisiez, soyez attentifs.

Nous commençons donc à suivre le premier panneau, qui fut en fait le dernier. Aucune indication de la longueur des travaux, où récupérer la piste, par où passer. Bon an mal an, on regarde sur la carte et on se dit qu'on va pouvoir la récupérer 10 kilomètres plus loin. Sauf qu'en fait, le seul moyen à priori c'est la départementale, et elle est chargée. On commence à l'emprunter parce qu'on se dit “pas le choix”, mais en fait c'était l'horreur. Heureusement on a réussi à trouver un chemin de champs sur la carte et à arriver à bon port. Bref quand vous voyez une déviation, posez-vous 5 minutes et étudiez la question.

Cet épisode tragique passé, on avale notre déjeuner et on file vers Orléans. Sur le chemin, un observatoire sous forme de cabane en bois permet de voir ces oiseaux endémiques nichés sur les bancs de sables, on s'y arrête pour manger quelques amandes et essayer de les reconnaître. Je me dis que ça fait quelques fois que j'aurais aimé avoir mes jumelles.

oiseaux

On traverse ensuite le très beau Parc de Loire, et passé le panneau Orléans, il commence à pleuvoir. On se réfugie alors dans un café de la ville, où on attend que l'averse passe.

On avait fait 90 kilomètres mais on était encore en forme, alors on s'est dit qu'on aller dormir à Beaugency.

pont Le pont d'Orléans

En passant, on traverse de jolis villages comme Saint-Hilaire et sa mairie franchement canon

La mairie

Et Meung-sur-Loire (prononciation, quelqu'un?), la “petite Venise” où coulent les Mauves. Très mignon.

canal

Enfin, cette jolie guinguette de hippies, où l'on n'a fait que passer parce qu'ils avaient l'air un peu chelous quand même.

guinguette

Bref, on finit par arrive au camping de Beaugency après 112 kilomètres, alors on installe les hamacs et on file à la paillote, où l'on boit deux demis et on mange deux frites bien méritées. Un des nombreux avantages du voyage à vélo!

frites

On retrouve nos hamacs, et on est content.

Je vois que vous êtes nombreux et nombreuses à nous lire, à prendre des nouvelles et à trouver ça chouette. On ne va pas se mentir, c'est surtout la famille et les copains hein, on n'est pas des stars. Mais ça fait plaisir.

La bise à tous ❤

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

Parti du camping, on rejoint la piste cyclable et on commence à rouler. Pas très longtemps après, Louise remarque un panneau indiquant “Crottin de Chavignol, 500m”. Alors nous, ni une ni deux, nous voici à la ferme.

Louise a la ferme

tableau des prix

Les chèvres

Trois crottins de Chavignol plus tard, on est reparti. Sur le chemin, on longe la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, et c'est très impressionnant. Lorsque l'on passe près des cheminées, notre rythme ralentit à la vue de ces immenses édifices de béton.

Les cheminées

M'enfin. On pédale encore un petit peu et puis voyant que l'on est en avance sur le planing, on fait un détour par Bonny-sur-Loire, “petite perle du Loiret” selon le routard. On y casse la croûte des crottins, et on va ensuite voir le célèbre pont de Chatillon, très vieux, très beau.

pont 1

pont2

Juste à côté de ce pont se trouve la tout aussi mignonne écluse des Combles et le camping connexe. Très chouette endroit.

écluse des combles

On refait quelques kilomètres et on arrive à Briare, où un super glacier artisanal nous attend. Je le connaissais déjà, vous savez moi les glaces, c'est une passion. Si vous vous y arrêtez, sachez que la coupe de glace est comestible puisqu'elle est en chocolat.

Les glaces

On passe ensuite le pont-canal de Briare, très beau également, et l'on trace vers Gien.

pont canal

lile

Et là nous sommes face à un dilemme. Il est 13h30, on a fait 50km et on n'est pas du tout fatigué. Nous ne sommes qu'à 50km d'Isdes, petit village où la mère de Louise a sa maison de vacances et où nous allons nous arrêter une semaine. Bon vous nous connaissez, on aime pédaler. Alors c'est parti pour Isdes.

Par contre, vous l'aurez peut-être remarqué, cette après-midi était particulièrement chaude. L'eau dans les gourdes tournait rapidement au tiède, même dans celles isothermes.

À cela s'ajoute la faible densité d'arbres et d'ombre sur les routes que nous empruntons.

Au soleil

Une fois ce désert de champs traversé, on arrive à Gien. On remplit les gourdes, on se mouille un peu.

Gien

Gien2

C'est parti pour les 30 derniers kilomètres. À nouveau de la départementale en plein cagnard, il faisait super chaud.

C'est après 97km que nous arrivons à la maison. On lance une machine et on se dirige vers le bistrot pour y manger des chips et boire un demi qui nous assomera pour la soirée.

2/2

La fin de cette journée marque la fin de la première étape de notre périple. Nous prenons une semaine de pause, non pas parce qu'on serait fatigué, mais pour voir un peu la famille de Louise.

Pendant cette semaine de pause il n'y aura donc pas d'écrit quotidien, mais j'essaierai de faire un petit billet des questions qui nous ont été posées, telles que “ah ouais vous dormez en hamac?!” et les petites astuces pratiques qu'on a trouvé pour le voyage. Si vous voulez poser une question vous pouvez me l'envoyer à simonw@mail.fr.

À lundi prochain et bisous à tous!!

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

Après notre fameux dîner au parc, nous sommes donc allés chez Naim et Julia. C'était notre premier Warmshower, une application qui met en contact des cyclistes qui cherchent un hébergement et des cyclistes qui hébergent. Nous avons été accueillis chaleureusement, ils nous ont fait visiter la ville et on a pu boire un verre dans un des cafés de la ville. On a passé une super soirée. Merci à vous.

Naim et Julia

Le lendemain matin après une bonne nuit de sommeil, Naim est parti avec nous. Après avoir traversé le pont-canal et double écluse dont une de 9m50 unique en France, on a discuté avec l'éclusier tout aussi unique en France. C'était le Canal Latéral qui passait au dessus de l'Allier.

allier

écluse

Nous avons ensuite fait un petit détour pour aller voir le magnifique village qu'est Apremont-sur-Allier. Un château, des terrasses magnifiques, une commune parfaitement conservée.

Sur la route d'Apremont

À 9h42 précisément, nous arrivons au kilomètre 0 de la Loire à Vélo, que nous allons suivre jusqu'à Saint-Nazaire. Un moment important de notre voyage.

km0

nous

Naim

C'est ici que Naim fait demi-tour, tandis que Louise et moi entamons une longue piste cyclable en ligne droite bordée par des champs et des arbres qui nous conduira jusqu'à notre arrivée.

La piste

Vers midi et après 50km de bicyclette, nous arrivons à la Charité-sur-Loire où nous déjeunons. Après un rapide tour chez le boucher, on pique-nique sur la place Sainte Croix. On se rend compte qu'on a fait exactement 500km depuis Lyon!

église

On boit ensuite un café et on mange une petite pâtisserie anglaise dans un salon de thé nommé Chariteas, et c'est reparti sur la piste.

pâtisserie1

pâtisserie2

Finalement vers 15h, on avait déjà fait 83km et on était à Sancerre. Notre choix pour la nuit se porte sur le camping de Saint Satur, en bordure de Loire. On monte les hamacs, on va se baigner à la piscine où Louise allait quand elle était petite.

À 17h pour l'apéro on va au Ligérien, petite guinguette de bord de Loire. Un verre de Sancerre et un crottin de Chavignol. Le coin est tellement sympa que nous y revenons pour dîner une andouillette au Sancerre.

Le ligérien

C'est depuis cette petite terrasse paisible que je vous écris. Le voyage à vélo a cela de bon, vous vous laissez porter par le courant et vous vous arrêtez quand cela vous plaît dans des coins que vous ne saviez pas ne pas connaître. À vélo, on dit beaucoup bonjour, merci, est-ce que vous auriez de la place pour deux ce soir, vous venez d'où, vous savez où est l'eau ?

À demain pour de nouvelles aventures !

nous encore

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

Hier soir, après avoir mangé, on est allé voir le point de vue sur la Loire Sauvage, la où nous avions installé notre bivouac. Un magnifique spectacle de nature avait lieu sous nos yeux.

Loire 1

Loire 2

Nous sommes ensuite allés installer nos hamacs. La nuit fut fraîche et silencieuse.

Le camp

Ce matin, réveil 7h, comme hier. On fait bien car un employé de la station de traitement de l'eau à côté de notre bivouac est arrivé vers 8h en nous regardant suspicieusement pendant qu'on pliait le camp. Départ à 9h, après un petit- déjeuner devant la Loire.

ptit dej

Puis on reprend la route. Petits chemins de petites vallées s'enchaînent et vers 10h on trouve des mûres sur le bord de la route. Quelques mètres plus loin, on assiste à une course effrénée de lièvres. Enfin, dans les nombreuses descentes, je bas le record de vitesse avec une pointe à 51,9km/h.

11h30, on arrive à Charrin, petite commune de 619 habitant, perdue dans la diagonale du vide. Et pourtant, on y trouvera deux merveilles. La première, et celle qui nous habitera toute la journée, est ce délicieux pâté disponible à l'épicerie-bar-restaurant, fait par l'éleveur du coin. Sans doute un des meilleurs pâtés. La seconde, c'est le relais véloroute en face de l'épicerie. Après s'être acquitter de 12€ à la borne automatique, on peut entrer dans ce refuge et trouver tout le nécessaire pour son vélo, la nuit, et passer un bon moment.

relais 1

relais 2

Dans ce petit village, se côtoient donc fermiers, petits vieux au café, et cyclo-voyageurs. Et on a croisé une dizaine de jeunes qui en sortaient et aller faire un tour de vélo. Incroyable.

On reprend un peu la route pour s'arrêter un peu après midi à Devay, pour déjeuner notre semoule cuisson lente et le fameux pâté. Et ben croyez-le ou non, c'était excellent.

Dej

13h30, on arrive à Decize et on boit un café. On vient de laisser derrière nous le Canal du Nivernais et l'on rejoint le Canal Latéral.

Canal 1

Canal 2

À 16h30, et après 90 kilomètres, on arrive à Nevers où Naim de Warmshower nous héberge pour la nuit (on te remercie Naim). Il nous conseille le café vélo où l'on va boire un demi bien mérité, on se balade un peu dans la ville, et comme on avait trop faim, on est allé pique-niquer dans le parc Roger Salengro le même repas que ce midi, parce que c'était trop bon.

Apéro

Au parc

Merci encore à toutes celles et ceux qui me lisent et nous suivent. Ça nous fait plaisir. A demain 🚲

La trace du jour :

Simon et Louise Toutes les photos ici

Pont-Canal Le pont-canal de Digoin

Après une super soirée au camping de Palinges où nous avons discuté avec deux autres cyclistes et mangé ce fabuleux pavé de bœuf sur un pavé de pierre

pavé de bœuf

tchin Nous sommes partis nous coucher dans nos hamacs, comme d'habitude.

Les hamacs

Après une nuit de sommeil un peu agitée dû à une chouette en rut, nous avons petit-déjeuné au bord du lac. Franchement sympa, on ne va pas se mentir.

petit déjeuner en terrasse

Quelques étirements et achat de saucissons au marché du village, nous sommes partis affronter ces derniers cols qui nous restait à gravir. Ce qui explique les 600m de dénivelé positif du jour.

Nous arrivons enfin à Digoin, ville où nous quittons le Canal du Centre pour rejoindre la Loire. Nous avons d'ailleurs déjeuné avec une jolie vue.

La Loire

L'après-midi fut plus tranquille. On a passé ce magnifique pont-canal et on a rejoint le Canal Latéral à la Loire pour arriver jusqu'à Bourbon-Lancy, où nous bivouquerons cette nuit, au bord de la Loire Sauvage. 79km pour aujourd'hui.

Après une petite bière dans la vieille ville, une douche solaire qui n'avait pas trop chauffée, et un morceau de saucisson, on mange nos œufs dur qui ont pris trop longtemps pour cuire, et au dodo !

Louise remplit l'eau

Bisous à toutes et tous !

La trace du jour:

Simon et Louise Toutes les photos ici